Le numéro #05 ESPACE est en diffusion sur pavillons.ca jusqu’en août 2026 : Entrée 01
Tout commence toujours par une rencontre.
Au terme d’une collaboration virtuelle, deux éditrices se donnent rendez-vous pour faire connaissance. Lucie et Marie enchaînent les sujets de conversation et se quittent (plus tard que tôt) avec l’impression persistante que la discussion n’est pas finie.
Cette rencontre en provoque une autre, à quatre cette fois-ci (on ajoute Annabelle et Lucie) qui confirme le désir de rassembler nos communautés respectives dans un projet commun.
Nous vous proposons donc un numéro de création littéraire et artistique femlu/Pavillons qui réunit des œuvres féministes autour du thème emblématique de l’année qui s’achève au moment d’écrire ces lignes.
La thématique s’est rapidement imposée. Quelques semaines avant la fameuse rencontre fondatrice, six femmes embarquaient pour un vol suborbital de dix minutes à bord d’une fusée Blue Origin. Grand moment glamour et sponsorisé de l’empowerment féminin: celui qui promet de briser des plafonds de verre, en montant dans une fusée privée déjà réservée aux ultra-privilégié•es. Entre les belles paroles sur la sororité et les images léchées de femmes flottant dans l’apesanteur dignes d’une pub de parfum, le message était parfaitement déconnecté de la situation planétaire. Nous avions bel et bien assisté, abasourdies, à une célébration de la “puissance féminine” qui oublie commodément toutes les femmes demeurées au sol.
Nous en sommes donc là: la pollution de l’espace avec un grand E, alors que d’autres peinent encore à trouver un espace juste, sûr et équitable où vivre en paix sur une planète en feu.
Et celui-là, justement, cet espace avec un petit e, que symbolise-t-il dans sa dimension rassembleuse et communautaire? Comment définir cette pluralité d’espaces, certains confortables, d’autres plus étouffants; des espaces que l’on voudrait façonner à notre image mais qui, souvent, demandent qu’on s’y moule ou qu’on s’y adapte.
Cette thématique, nous la trouvions porteuse des grands défis que l’année allait nous imposer, pour le meilleur et pour le pire: résister, signer et manifester pour des espaces sécuritaires, inclusifs et sains; préserver des espaces physiques et mentaux face aux guerres politiques et aux pressions économiques; faire perdurer tant bien que mal des espaces de prises de paroles féministes si durement acquis.
Puis, évidemment, il y avait aussi cet autre espace, celui dont on se dote aujourd’hui en s’unissant. Un nouvel espace commun où réinventer nos pratiques respectives, un espace qui donne, comme c’est la coutume de le faire dans les deux organisations, leur voix aux créateurices qui acceptent de relever le défi, qui entrent à pieds joints dans l’espace public pour porter leurs messages.
Ce sont ces voix que nous souhaitons porter ici dans les prochains mois. Vous trouverez, au fil des semaines, des propositions artistiques comme autant de petits florilèges qui vous transporteront dans les interstices féconds de la force créative de cette communauté féministe. Cette dernière a décidé d’interpréter le thème sous différents prismes tels que les espaces en mouvements, familiaux, sexuels, résistants, publics, décroissants, amoureux, violents, vitaux, pour ne nommer que ceux-ci. Cette année ne fera pas exception: les interprétations plurielles d’une thématique aussi large que l’espace enrichiront vos réflexions de manière inattendue.
Dès janvier et pour les 7 mois qui suivront, nous vous donnons rendez-vous toutes les semaines pour votre rituel: une lecture soigneusement agencée par les équipes.
Cet espace unique que nous créons ici prendra sa forme physique lors d’un événement de clôture, où nous pourrons lire nos textes et nous rencontrer.
Merci d’embarquer dans l’aventure de cette nouvelle cuvée.
Féministement gang,
Les équipes de femlu et Pavillons
Un p’tit peu de contexte sur femlu.
Alimenté par une passion pour l’artivisme, la culture du magazine, et motivé par l’envie de partager le savoir et l’importance du mouvement féministe, femlu se donne comme mission de réunir des voix artistiques féministes dans un ouvrage, une fois par année.
femlu magazine souhaite décloisonner les pratiques artistiques féministes et créer des espaces de partage de connaissances, de sensibilisation et d’implication sociale. La publication imprimée annuelle et la plateforme Web de femlu visent à permettre à chacun·e de s’impliquer à sa manière dans un objectif d’apprentissage et d’expression commune.
Le magazine physique rassemble en un seul et même ouvrage des études, des récits de vie, des poèmes, des œuvres visuelles ainsi que tout ce qui est proposé à l’équipe d’édition et qui correspond à ses valeurs et à ses objectifs. Aucune soumission comportant des propos haineux, antiféministe ou est hors contexte local et thématique ne sera publiée.
Le site Internet est, quant à lui, irregulièrement mis à jour avec des créations visuelles et textuelles. Il a pour mission première de rassembler le plus d’initiatives féministes possible. L’objectif est de devenir une référence pédagogique, artistique et une source d’inspiration pour les mouvements féministes d’ici.
femlu magazine est le fruit de deux féministes et de plusieurs collaborateurices ponctuel·les. L’équipe est inclusive de toutes identités de genres, cultures, classes sociales, professions, différences corporelles; de tous âges et de tous autres groupes vivant des oppressions.
femlu est un projet en constante évolution.
Appel à œuvres visuelles et textuelles 2025 | FERMÉ!
Cette année, les équipes de Femlu et de Pavillons sont heureuses de s’associer pour la création d’un numéro numérique. Alors que nos champs d’exploration changent – évoluent – transitionnent, nous vous invitons à soumettre des propositions visuelles et textuelles qui traitent du thème de l’ESPACE sous toutes ses formes.
Espace féministe – inclusif – communautaire – de résistance – rassembleur – public – privé – médiatique – mental – spirituel – vert – confiné – virtuel – culturel – d’amour – politique – familiale – etc. etc.
À l’heure où les ultraprivilégié•es partent conquérir l’espace, d’autres peinent encore à trouver un espace juste, sûr et équitable où vivre en paix. L’ESPACE peut être abordé de manière littérale et singulière, tout comme il peut être interprété pour sa dimension rassembleuse et communautaire. Nous œuvrons dans une pluralité d’espaces, certains confortables, d’autres plus étouffants. Des espaces que l’on voudrait façonner à notre image mais qui, souvent, demandent qu’on s’y moule ou qu’on s’y adapte, ajoutant à l’anxiété généralisée de notre époque.
Comment peut-on préserver des espaces physiques et mentaux face aux guerres politiques et aux pressions économiques? Comment persister, signer et manifester pour des espaces beaux, sains et verts? Comment faire perdurer les espaces de prises de paroles féministes si durement acquis?
En 2025, alors que l’espace international et les frontières qui en tracent les contours servent de prétextes à l’exercice de pouvoirs autocratiques et que l’espace numérique renforce autant qu’il fragilise d’essentiels débats de société, il est temps d’y réfléchir ensemble.
Envie d’embarquer dans le nouvel espace Pavillons x femlu mag ? GO!
Date limite de soumission des œuvres : 15 octobre – 23h59
Nombre de mots maximum : 1 200 mots
Couleurs :
Rose #F937AF – R 249 V 55 B 175
Vert #29FFEF – R 41 V 255 B 239
Bleu #003149 – R 0 V 49 B73
